
L’archipel
du Svalbard (baptisé ainsi
par les vikings
lorsqu’il le découvrirent
en
1596 et qui veut dire côtes froides) est plus connu sous le
nom de
Spitzberg (montagnes pointues), nom de l’île principale. Il est
situé dans
l’océan glacial arctique, à 1.100 km du pôle Nord, point central
de la
banquise. Ses
terres les plus au
nord, à 80° de latitude, se trouvent au même niveau que le Nord
du Groenland.
Ce territoire norvégien, grand comme deux fois la Belgique, est
peuplé de
3.000 habitants et de ….5.000 ours blancs ! C’est le
domaine de l’ours,
le seigneur des glaces.
Sa
population est
concentrée dans 5
zones dont la base scientifique de Ny Alesund, le village le
plus septentrional
de la planète qui compte une centaine de personnes, l’enclave
russe des mines
de Barentsburg 700 habitants et Longyearbyen,
1.800 personnes, du nom de l’Américain Longyear qui créa en 1906
la première
société d’exploitation des mines de charbon à ciel ouvert.
Hormis les mineurs, le personnel hospitalier et administratif, le pays compte environ 250 personnes qui vivent du tourisme d’été, 300 de la science. Longyearbyen accueille dans son université, la plus septentrionale du monde, environ 200 étudiants qui viennent ici pour observer et étudier le milieu arctique. Sur les hauteurs de la vallée de l’Advent, la station d’étude des aurores boréales ne passe pas inaperçue avec ses deux grandes antennes paraboliques. Et c’est plus bas, dans les flancs de la montagne, qu’à été creusée l’arche de Noé végétal, conservatoire des espèces végétales de la planète, inaugurée en 2008.
Ici,
à Longhearbyen, pas de voitures qu brûlent, pas de cambriolage,
pas
d’agression. Les propriétaires des 400 voitures et des 1.000 moto-
neige peuvent dormir tranquilles. Même les skis,
luges et autres matériels d’hiver sont entreposés à l’extérieur.
Les
malfaiteurs potentiels ne pourraient pas aller bien loin,
prisonniers de
l’environnement !
Pourtant
des pictogrammes bizarres
sont affichés
sur l’entrée du bâtiment qui abrite la banque et la poste ;
mais
rassurez-vous, nous ne sommes pas au Far West mais dans une
ville où les ours
peuvent débarquer en hiver à la recherche de nourriture, aux
abords des
maisons et des poubelles
collectives,
solidement renforcées !
Les
gens habilités à porter un fusil sont avertis qu’ils doivent
laisser
leur arme à l’extérieur. Et si l’on doute encore de la visite
possible des
ours, ce panneau routier est
très
explicite.
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