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               La construction de ce site est loin d'être achevée, ne soyez pas impatient et venez le consulter pour voir si rien n'a bougé.

Un peu d'Histoire

Mise à jour le 12/12/06
Si le texte ci-dessous est une mouture originale, il a beaucoup emprunté à différents textes ou ouvrages antérieurs. Merci, donc, à tous ceux qui ont réuni des documents et fait des recherches pour que la mémoire du Fousseret reste vivante. J'espère ne pas les trahir dans ces lignes.
J'invite ceux qui y trouveraient des erreurs, qui voudraient y apporter des corrections, y ajouter des précisions, à se manifester par courrier, électronique ou non.
            Bibliographie
Il était un joyeux clocher,Carolus, Editions Lacour, Nîmes
Le patrimoine des communes de la Hte-Garonne, Editions Flohic
Ces deux ouvrages sont en vente sur place, Librairie Pons-Bergeaud.

            
             La région était jadis entièrement couverte d'une forêt, prolongement de la forêt de Bouconne, qui ne sera défrichée qu'au XIX° siècle. On a retrouvé quelques vestiges gallo-romains et la présence de nombreuses implantations dans la région peut laisser penser que le site du Fousseret a été occupé dès cette époque.

             Au Moyen-Âge, un château fut d'abord bâti sur la butte appelée le Picon.
            Il donna lieu le 26 janvier 1226 à un acte de paréage entre Roger de Noé, Bernard de Seysses et Bernard d'Orbessan. Les droits de ces co-seigneurs furent cédés à Raymond VII, comte de Toulouse, en 1245, lequel accorda le 12 juillet 1247 une charte de coutumes aux habitants du lieu ce qui montre qu'un village s'était formé autour du château. Son successeur, Alphonse de Poitiers établit ou développa une bastide. Elle passa en 1271 au domaine royal. Le château fut assiégé ou menacé par les Anglais en 1420 mais ne fut pas pris.
             Les coutumes et privilèges furent confirmés en 1531 par François 1er, les seigneurs du lieu prirent le titre de baron du Fousseret. Durant les guerres de religion, les Huguenots de Mauvezin tentèrent aussi de s'en emparer, sans succès. Le Fousseret était une des sept villes maîtresses et le siège d'un des trois Archiprêtres du diocèse de Rieux.

             La ville était encore entourée de remparts à la fin du XVIll° siècle et devait beaucoup ressembler à la bastide qu'elle était cinq siècles auparavant. C'est au XIX° siècle qu'elle connut un essor important qui lui a donné son visage actuel.
     L'église dont la construction remonte au XV° siècle, ne possédait qu'un clocher-mur comme les églises de nombreux villages environnants. Elle est complétée d'un clocher-porche plus imposant.
     Le château en,partie ruiné en 1740 puis réparé, a été démoli petit à petit puis finalement remplacé par la promenade du Picon (1820). On voit, par contre, se construire de petits châteaux dans la plaine, sur la route de St-Elix, après 1850.
     La vieille halle, déjà citée en 1530 et où on abattait et débitait les bêtes de boucherie jusqu'en 1860, est remplacée par la halle actuelle. Les bouchers officient, alors, à l'abattoir, désaffecté aujourd'hui mais encore visible à la sortie sud du village.
     Tout ceci témoigne d'un certain essor économique qui se traduit aussi par l'amélioration des voies de communication : le pont de Benque dont l'origine remonte à 1670, est élargi en 1896 ; le pont en brique qui enjambe la route de Lasserre est construit en 1886 ; dans le village, des rues sont ouvertes là où de simples venelles ne permettaient que le passage des piétons, ainsi est percé le boulevard Sicard qui accède directement à la place de la Halle.
     La construction du canal de St-Martory (1866) apporte sa contribution en permettant l'irrigation de la plaine et la fourniture d'eau bientôt traitée pour alimenter le village en eau potable.
     L'activité économique est aussi marquée par les foires (dernier mercredi du mois) et marchés (les autres mercredis) qui drainent la population du canton et au delà. Le nombre des commerçants et artisans de cette époque témoigne de cette propérité et la construction, en 1883, d'une bascule publique, montre l'importance des transactions.
     La population est alors plus importante qu'aujourd'hui, plus jeune aussi, 2300 habitants en 1885. La fin du siècle voit se construire une école des filles (actuelle salle de réunion du Picon) et une école des garçons (actuel collège) est construite en 1912.

            Cet essor basé sur l'agriculture va s'arrêter au début du XX° siècle.
     Avant 1900, déjà, la population diminue, 2000 hab. en 1900, elle n'est plus que de 1557 hab. en 1928, si on en croit le Bottin de cette année là. Le Fousseret n'a pas échappé à l'exode rural et un rude coup est porté par la guerre 14-18.
     Le monument aux morts adossé à l'église montre le lourd tribu que le village a payé.
Dans le bourbier des tranchées se sont perdus les têtes et les bras qui auraient pu le sauver d'une lente déchéance. Tout ce qui avait fait la prospérité du siècle passé s'est étiolé petit à petit. On a pu constater ainsi le vieillissement de la population, la disparition des artisans, la fermeture progressive des commerces, etc.
     En un siècle, le village n'a jamais compté plus d'une activité industrielle : la laiterie Mariotte jusque dans les années 80, un atelier de chaudronnerie (EFCI) depuis 1990.
     En 1958, Le Fousseret participe à la création du Syndicat des Coteaux du Touch qui va alimenter la région en eau potable. Le château d'eau et une usine de traitement sont construits.
     A la fin des années 60, les bâtiments publics jusqu'alors au centre du village sont repoussés à la périphérie : la Gendarmerie est construite sur la route de Benque suivie de la Poste et de la Perception. Une nouvelle Ecole Primaire est édifiée sur la route de Marignac. La fière bastide sur son belvédère y perd un peu de son caractère et le centre du village continue de se dépeupler. On ne compte plus les maisons fermées. Tardivement, un marché couvert est élevé sur la place du Paty, la chute des activités agricoles le laissera rapidement vide. Bien que mal adapté, il n'est plus utilisé que pour des activités sportives ou de loisirs.
     En 1985, un foyer-logement est ajouté à la maison de retraite déjà fort vétuste et qui sera transférée dans un nouveau bâtiment construit en 1996.
     En 1995, la Mairie est aménagée dans un bâtiment rénové ; le collège, fondé en 1958, nationalisé en 1978, est rénové par le Conseil Général.
     Une nouvelle école maternelle est construite en 2000.